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Comment peut-on vivre cela deux fois ?

Floriane Letulle

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Dans une vie, il y a des épreuves que nous traversons qui sont très difficiles. Inhumaines, tellement la douleur est grande. D’ailleurs, souvent, on ne sait pas si on aura la force de les traverser, tellement c’est dur, cru, intense.

On se dit, qu’il serait tellement plus simple, de s’éteindre, de se laisser partir. De retrouver la douceur du paradis en haut plutôt que de faire l’effort de la création d’un paradis ici. À quoi bon ?

As-tu déjà ressenti cela ?

C’est exactement comme cela que je me suis sentie au printemps 2015. Mon monde s’est effondré. Et, à nouveau le 25 juin 2015, quelques semaines plus tard. À 29 semaines de grossesse, nous avons dû dire au revoir à notre petit bébé, Tom.

Et quelques jours plus tard, encore, voir son petit cercueil partir, pour toujours.

Cruel.
Vif.
Injuste.
Violent.

« On ne s’en remet jamais complètement, on apprend à vivre avec ». C’est quelque chose que l’on m’a répété, encore et encore. Et c’est vrai. La douleur s’estompe avec le temps. Elle laisse place aux quelques beaux souvenirs. Parfois, ça pique à nouveau. On respire fort et on choisi de continuer d’avancer.

Je me souviens encore de l’annonce, le 5 mai 2015. J’étais seule en consultation pour l’echo de la moitié. Mon conjoint Chris était toujours fidèle au poste, sauf cette fois. Il avait un entretien de travail. On s’était dit que c’était ok, qu’est-ce qui pourrait bien nous arriver ?

J’ai donc dû affronter, seule, le « je suis désolée, il semblerait qu’il y ait une anomalie au cerveau sur votre petit bébé ». J’ai poussé un cri animal. J’ai su que c’était fini.

Mais, nous devions encore attendre que le cerveau grandisse pour que l’équipe soit certaine et nous aussi. Nous avons vu une batterie de spécialistes. J’ai passé des nuits à faire des recherches, contacté des associations de parents avec des enfants avec la même anomalie, j’ai parlé avec des parents d’enfants gravement malades. Je voulais prendre la bonne décision pour moi, pour mon enfant, pour nous. Je voulais éradiquer tout sentiment de culpabilité. Tom, notre bébé, m’a murmuré que l’intuition existait. 

Je me souviens, quelques petites semaines avant l’annonce, je pliais une serviette au-dessus de ma baignoire, et j’ai su. J’ai regardé mon ventre, j’ai posé une main dessus et j’ai murmuré à mon bébé « quoi qu’il arrive, je t’accompagnerai jusqu’au bout ». Ce que je fus.

Après les obsèques, s’en est suivie pour moi, 6 mois dans un trou. Très créatif, très intense. Seule. Ma façon de guérir – même si, la plupart du temps, j’aurais plutôt défini cela comme « ma façon de survivre ». Je répétais beaucoup que ma chance dans cela, c’est le printemps et l’été qui m’ont accompagné – l’abondance de la nature et du soleil. Ainsi que, le chômage de mon conjoint. Il vivait sa peine et était là pour moi, pour nous.

« Je suis bien embêtée, Madame »

Quand, le 28 janvier 2021, la doctoresse a enfin ouvert la bouche pour me dire « je suis bien embêtée, Madame, je ne trouve pas d’activité cardiaque ». Je n’ai pas poussé de cri animal cette fois.

La voix m’était coupée – « pas encore une fois ». Cela peu paraître idiot, mais, je pensais être immunisée. Je pensais pas que cela pouvait arriver deux fois. Je pensais que la douleur de la première fois me protégeait d’une récidive.

J’avoue que dans le choc, je n’ai pas compris tout de suite. J’ai commencé à m’agiter, à transpirer « si tu es embêtée, fais donc quelque chose au lieu de me regarder ainsi, trouve-la cette activité cardiaque ».

Je crois que la doctoresse a saisi. Et elle a répété « il n’y a pas d’activité cardiaque depuis au moins 10 jours – il va falloir que le bébé sorte à présent ».

C’est là que j’ai réellement saisi, qu’en effet, sur l’écran, mon bébé était inerte. Il flottait. Il ne bougeait pas. Il n’y avait pas de course à l’osculation comme les autres fois.

13 semaines de vie. La taille d’une pêche. C’était fini.

Il n’y aura pas de deuxième siège auto dans la voiture cet été.
Je n’aurai pas un petit lutin accroché à mon sein dès juillet.

Le point mort.
Il est mort.

Ce sont les 3 mots que j’ai prononcé à mon mari qui m’attendait à la sortie « he is dead ». Il a souri. Puis, il a compris et m’a attrapé dans ses bras. Il s’attendait à ce que je lui montre nos premiers souvenirs échographies.

Lui aussi, ne pensait pas que cela pouvait (nous) arriver deux fois. Pas après l’épreuve de 2015.

Je ne suis pas folle

Deux fois la même chose. Et deux fois, quelque chose de si différent.

Cette fois, dès le début, je savais que quelque chose clochait. J’avais l’impression d’être amputée. Peu de temps après le test POSITIF, j’ai fait un soin énergétique car je pressentais quelque chose « de mauvais ». On m’a rassuré que tout allait bien – que son âme était rigolotte et curieuse.

Alors, aussi fou que cela peu sembler, peu de temps après l’annonce que notre petit bébé avait décidé de s’arrêter là cette fois – j’ai été soulagée.

Soulagée parce que je me suis demandée à un moment donné si je n’étais pas folle. Je sentais bien que ce n’était pas de l’anxiété par rapport à la perte de son grand frère, Tom. Je sentais bien que c’était bien une nouvelle histoire mais comment l’expliquer? J’ai répété 1000x à mon mari « je ne le sens pas, il y a un truc ». Je l’ai partagé aussi à quelques personnes proches.

On me disait à chaque fois « pense positif ». Ca ne fonctionnait pas. Parce que ce savoir, c’est la vérité. Pour ce contexte bébé et pour la vie, toute la vie, tout le temps là, pour guider nos pas. Quand on sait, on peut penser positif, cela ne change rien à la réalité. 

Je n’ai pas pensé que mon bébé était mort dans mon ventre. Je sentais simplement que quelque chose n’allait pas et que l’issue serait fatale … un jour. Pas tout de suite. Je n’avais pas reçu le téléchargement en détails.

La délivrance

Après l’annonce que notre petit bébé avait déjà quitté son nid pour les étoiles, il a fallu penser à sa naissance. La voie médicale ou la voie naturelle ?

J’ai choisi la voie médicale plutôt que d’attendre encore, potentiellement deux semaines, que mon corps expulse le bébé naturellement.

Lorsque les médecins m’ont donné mes options, ils ne m’ont pas parlé de la voie naturelle. En discutant avec des amies qui ont vécu une expérience similaire, j’ai compris que c’était aussi une possibilité à ce stade de la grossesse.

Et, j’ai bataillé avec moi-même. Quelle option choisir?

Et, c’est la méthode médicale qui l’a emporté pour moi. J’ai senti très fort que c’était la méthode qui m’accompagnerait dans la douceur à vivre ce processus de délivrance. J’ai visualisé l’accompagnement, l’équipe, le « no douleur » de l’après.
Et, j’ai tout reçu.

J’avais besoin de cela, de douceur, cette fois. Je me suis donnée 5 jours pour décider et préparer mon corps.

Je voulais partager cela, parce que, je crois qu’on peut ressentir une pression de vivre la grossesse le plus naturellement possible. C’est certainement ce que je me souhaite et souhaite aux autres femmes, spontanément.

En revanche, pour cette expérience, pour ce bébé, j’ai senti que choisir la voie naturelle pour moi rimait avec « punition » et « agressivité ». Qu’à travers ce processus de délivrance, je portais sur moi, avec moi, toutes les traumas liés aux mots « avortement » et « fausse couche ». Les miens et ceux de la terre.

Je n’avais pas envie de cela.

J’ai fait du journaling.
J’ai ressenti en communiquant avec mon corps, mon utérus, mes parties intimes.
Et j’ai fait un choix, confiant & affirmé.

Et c’était important pour moi, d’être confiante dans mon choix et cette méthode de délivrance.

Il s’est avéré que c’était le bon choix … naturellement… sans surprise … of course… le corps sait toujours … parce que j’ai perdu énormément de sang pendant la naissance. Et que, la voie naturelle m’aurait envoyé aux urgences pour une intervention, probablement, dans la panique & la violence. Loin de la douceur que mon corps et mon âme réclamaient.

Ce que je souhaite dire pour conclure à ce sujet, c’est que toujours, le meilleur moyen, c’est toi qui le connait, dans tous les contextes de ta vie.. On peut associer une femme puissante avec le côté sauvage et animal, et donc la voie naturelle. Ce texte est pour te dire que la femme puissante n’a pas de limite dans sa définition.

La femme puissante s’écoute et s’autorise à vivre ce qu’elle a besoin de vivre comme elle en ressent le besoin, avec ses tripes, son corps, son coeur… son savoir à elle – sans se soucier de l’avis et du regard des autres. 

Aujourd’hui, je suis triste que notre bébé nous ait quitté.
Je suis triste qu’il ne sera jamais dans mes bras, ni ceux de son père ou de son grand frère.
Je suis triste que je ne le verrai jamais dans son siège-auto alors que je me retourne en voiture.
Je suis triste qu’il ne passera pas des heures contre moi, contre nous ces prochains mois, années.
Et, à la fois, je suis délivrée.

Parce que j’ai écouté et honoré les besoins de mon corps.
Que dans l’épreuve, je suis restée dans ma puissance aussi faible ou aussi stérile que quelqu’un pourrait la juger.
Que j’ai influencé l’épreuve avec l’énergie de la vie.
Que je ne suis pas folle.
Que j’ai sorti la mort de mon corps – que mon corps respire la vie.

Et pourtant, ce n’est pas ce que j’avais programmé.
Le matin, avant le rendez-vous de l’échographie,
J’étais entrain de ranger mes vêtements dans la chambre,
Je me suis arrêtée.
J’ai tenu mon ventre et je lui ai parlé.
« Ne me fais pas ça encore une fois, cette fois, je ne le supporterais pas, cette fois, je pars avec toi ».

Alors que nous étions en voiture vers le rendez-vous, nous étions bien. Nous avions la musique, nous parlions de notre vision pour notre future. Notre maison, nos voyages, nos enfants.

Après, le rendez-vous, silence radio, si ce n’est, répondre aux 1500 questions de notre presque 4 ans.

Et, j’ai décidé que en effet, « je pars avec toi ». Mais, pas complètement.
Je laisse partir toutes les parties de ma vie qui ne me servent plus aujourd’hui.

Et ainsi, dans l’épreuve et dans l’amour, j’ai commencé un cleanse intensif de ma vie. Toujours en cours alors que je rédige ce texte, 10 jours après l’annonce.

J’upgrade ma vie.
Je nettoie des blessures du passé.
J’accueille.
J’intègre.
Je me sens vulnérable, humaine, fragile, forte et… tellement puissante.

J’ouvre mes bras en grand à mon histoire.
Notre histoire.
Celle de notre famille.
Le départ prématuré de 3 âmes.
La naissance de notre être soleil il y a bientôt 4 ans.
Je me sens complète alors que je guéris.

Et je bénis chaque passage.
Chaque message.

Chaque enfant ait venu me livrer un message fort sur mon existence.

Tom, c’était l’invitation à faire confiance à mon intuition et à lâcher beaucoup de contrôle.
Eliott, c’était l’invitation à « y aller », à créer pour de bon la vie de nos rêves pour que lui aussi, puisse en profiter.
Little Angel, m’invite, nous invite, à vivre vraiment. À aller vers plus de facilité, de fun et de liberté. Il m’a transmis cette notion de ONE LIFE. Suivre l’élan tout le temps, du fun, de la facilité. Créer des souvenirs, des vrais.

ONE LIFE !!!

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